Karaté




NOUVEAU CONCEPT FEDERAL DES ARTS MARTIAUX UNIS « SHIN KO BUDO »

Concept et appellation déposés

Auteur : Predrag DRLJACA, Grasse, 15 mai 2012

*SHIN KO BUDO : ETHIMOLOGIE

Synthèse des arts martiaux tout en gardant la racine BUDO qui signifie :

  • code moral,
  • personne fort, perceptible, ouvert dans son entourage, ayant la même échelle de valeur,
  • unification

Opposer à KoBudo => ShinBudo

  • Ko = Ancien
  • Shin = Nouveau mais en même temps Véritable, Sérieux et Sacré en fonction de la calligraphie correspondante

Le terme kobudō (古武道, kobudō?) vient de :

  • ko (古) qui signifie ancien,
  • bu (武), la guerre,
  • dō (道) la voie.

ShinKoBudō :

  • Shin comme Nouveau (moderne) en opposition avec Ancien
  • Shin comme Sacré, Divin
  • Shin comme Véridique, sincère, vrais,

CONTEXTE ACTUEL : LES ARTS MARTIAUX

(à nos jours) sont–ils toujours formateurs ?

La généralisation de la pratique du sport, l'émergence et la démultiplication des nouvelles disciplines y compris dans les arts martiaux nous imposent de mener une réflexion approfondie sur le rôle qu’elles occupent dans notre société actuelle.

A l’origine, des techniques guerrières de survie, les pratiques martiales se sont peu à peu transformées en banal sports de combat sans véritable enseignements des valeurs ancestrales.

Les valeurs fondamentales, jadis indissocié des arts martiaux ont été perdues dans le temps et sont aujourd’hui pratiquées de manière succinctes, par exemple cérémonie du salue et quelques rituels au Dojo. Dépourvu de philosophie ils ont peu à peu oublié le sens qui relie le pratiquant à l’éducation au sens noble du terme et de sa progression sur le chemin d’accomplissement de soi.


L’ARME VERITABLE DES A.M. – L’EDUCATION

Aujourd’hui ni les pratiquants et encore moins le public ne se retrouvent dans le labyrinthe des diverses disciplines et méthodes d’enseignement. Les grades et les Dan qui constituent le seul et le véritable repère des pratiquants sur le chemin de l’évolution manquent cruellement de clarté et de vision. Les innombrables styles s’ajoutent à cette confusion montant les barrières entre eux et perdent par conséquence leur crédibilité.

L’éducation, le progrès, la moralisation et la pratique des valeurs fondamentales doit être au coeur de la pratique martiale. C’est justement dans cette réalisation qu’elle prenne toute la place dans l’échelle du système éducatif et prouve pleinement sa légitimité.


MOTIVATION : POURQUOI LES ARTS MARTIAUX UNIES ?

Une vision globale serait appréciable, une vision qui permette de comprendre que la véritable pratique impose, autre que la sienne la connaissance de tous les grands principes des arts martiaux. Ce ne sont que les chemins qui divergent qui nous mènent au sommet. L’engouement suscité par la richesse et l’éventail des diverses méthodes et styles proposés s’essoufflent et perdent dans la confusion.

Conquérir un grand sommet offre aux alpinistes le choix de la paroi de départ mais impose à la fois une connaissance accrue de toutes les techniques et méthodes d’escalade, les équipements, de connaissances météorologiques, des techniques de survies pour arriver au sommet… Voila à quoi ressemble la conquête auquel chaque pratiquant des arts martiaux aspire sur le long chemin de la quête du « meilleur de soi ».

Mettre de la clarté dans l’enseignement, tisser des liens et créer des passerelles tout en préservant leur diversité, c’est le défi relevé par le concept des Arts Martiaux Unis, « Shin Ko Bu-do »


ARGUMENTS DU CONCEPT:

Les objectifs à atteindre dans chaque degré d’avancement :

  • Construire une force interne pour instaurer la confiance
  • Développer et métriser l’énergie vitale pour faire barrage au stress,
  • Offrir une pratique efficace et non traumatisante par la méthode adaptée,
  • S’épanouir dans un esprit critique, décisif et bienveillant

Moyens d’y parvenir :

  • Méthode « contextuelle » d’enseignement / Clarté et simplicité
  • Dénominateurs communs dans la progression / Etude des grands principes
  • Grades et Dan thématiques / sur la base des compétences acquise
  • Valeurs enseignées / voyage au coeur de l’éducation

Concordance d’idée :

  • Dans la culture orientale le Dan correspond à un degré « d’élévation de soi ».
  • Le but de la pratique martiale au sens propre c’est l’apprentissage des techniques guerrières.
  • Ces techniques sont un moyen d’acquérir des valeurs morales et civiques pour se construire.
  • Ce degré de progression est défini par le niveau appelé « Dan».
  • Chaque Dan correspond à une compétence précise.
  • Cette compétence est validée par l’examen basé sur les critères objectifs.
  • Les critères de l’examen sont lisibles pour l’enseigné, clairs pour l’enseignant et compréhensifs pour le public

GRADES Kyu (rang) et Dan (degrés)

L’ETAT ACTUEL

Sur le long chemin de la progression et de la construction personnelle, l’examen du Dan est l’épreuve qui valide le changement. Chaque Kyu et Dan constitue un objectif intermédiaire dans cette évolution. Au delà d’un simple programme proposé aujourd’hui qui correspond à un aspect quantitatif et un degré d'évolution. Actuellement proposé sous forme d'un simple programme quantitatif « Dan » ne représente qu'une évolution formelle du pratiquant bien éloignée de sa véritable valeur originelle et de sa position sur la voie du perfectionnement. C’est le changement qualitatif qui nous importe.

La définition d’un grade n’est nullement mentionnée. La plupart du temps elle est remplacée par un programme technique imposé et évalué sur des critères subjectifs.

Il est inutile de s’attarder pour dénoncer quelle confusion ça apporte dans l’esprit du pratiquant et de l’enseignant, y compris au sein de la même discipline.

La possession d´une ceinture noire est généralement considérée comme étant synonyme de la maîtrise des bases d´un art martial. La ceinture noire représenterait selon certain le renouveau, le début d´une nouvelle quête. Donc l'obtention d'une ceinture noire fut originalement le début d´un apprentissage sérieux et non pas un objectif à lui seul. En réalité, une ceinture noire (première dan) est en théorie un individu qui commence à comprendre son art martial.

Il s’agit d’une définition parmi les plus répandues. Et pourtant, elle n’apporte aucune réponse concrète aux exigences d’acquisition de savoir faire, ni pour les pratiquants ni aux enseignants.

Il est de toute évidence que le système des Dan actuel doit évoluer.


LA CLARTE

Tout ce qui est génial est forcement simple.
A. Einstein

Répondre aux questions des pratiquants sur la signification des Dan, c’est leur permettre d’avancer de manière intelligente, lisible et transparente sur la voie de la pratique et se construire sur des bases solides. C’est un besoin qui comble les pratiquants d’une part et à le devoir qu’on rend à l’enseignants, d’autre part.

Nous avons défini les critères d’acquisition d’une capacité qualitative, d'une habilité, d'une acquisition technique, psychique, physique voire morale pour une évaluation juste.

Nous devons, à nos pratiquants un enseignement exemplaire et simple, construit de façon claire et accessible. Le pratiquant d’aujourd’hui veut apprendre vite, avoir des objectifs et des échéances clairement définies. On lui doit un contenu d’enseignement attractif et un but à atteindre précis.

CONVERGENCE

Notre pièce maîtresse à valeur de symbole, un symbole qui nous conduit au coeur du mystère de la pratique, au coeur de la conviction, de l'équité de la discipline, c’est « La magie de la ceinture noire ».

C’est le point vers lequel tout enseignement converge, celui de la reconnaissance universelle.

Les valeurs morales et techniques transmises au travers de la pratique, référencées par le Code de Bushido, symbolisées par cette ceinture noire, sont notre héritage le plus précieux et notre trésor.


TRESOR DES ARTS MARTIAUX

Code déontologique du "Bushido"

Même si le karaté se pratique comme un sport, actuellement par bon nombre d'adeptes sur la planète, beaucoup de pratiquants ont souvent à coeur le Code déontologique du "Bushido" (la voie des techniques du guerrier) et n'hésitent pas à le mettre en avant dans leur pratique du karaté. A ce titre, le karaté devient plus un art de vivre qu'un simple sport et tend vers la maîtrise du corps mais aussi de l'esprit. Ce code "Bushido" est en fait historiquement le code d'honneur de la caste militaire japonaise des samouraïs. L'apparition du terme de "Bushido", en tant que tel, date du 16e siècle au moment où le Japon était ravagé par les guerres civiles. Le samouraï fut alors comparé à un véritable exemple vivant. Les grandes lignes en étaient les suivantes :

  • L’HONNEUR (MEIYO) C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d’être vis-à-vis des autres.
  • LA FIDELITE (CHUJITSU) Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.
  • LA SINCERITE (SEIJITSU ou MAKOTO) La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. En karaté – do, le salut est l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.
  • LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN) La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves.
  • LA BONTE et LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU) La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.
  • LA MODESTIE et L’HUMILITE (KEN) La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi – même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.
  • LA DROITURE (TADASHI ou SEI) C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.
  • LE RESPECT (SONCHOO) La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d’un Budoka.
  • LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO) Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de la pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité.

PROGRAMME DES DAN

DAN THEMATIQUE shin ko budo

Un Dan … une compétence

CEINTURE NOIRE 1er DAN

Ascension en deux voies :

  1. « SPECIALISTE D’UNE BRANCHE SPORTIVE » Par la voie sportive
  2. « GENERALISTE DE LA DISCIPLINNE » Par la voie traditionnelle

CEINTURE NOIRE 2ème DAN :

« LA FORTERESSE »


CEINTURE NOIRE 3ème DAN

« LE CHASSEUR »


CEINTURE NOIRE 4ème DAN

« LE STRATEGE »


CEINTURE NOIRE 5ème DAN

« LE GUERIER PACIFIQUE »


CEINTURE NOIRE 6ème DAN

« LA SERENITE »


CONCLUSION

CONCEPT « SHIN KO BUDO » Véritable partenaire à l’EDUCATION et à la FORMATION

Les bénéficières :

  • LES PRATIQUANTS avec un programme adapté, progressif et suivi.
  • LES ENSEIGNANTS ayant une méthode et l’objectif précis.
  • LES CADRES FEDERAUX peuvent exercer leurs rôles dans leur strict domaine des compétences, avec des règles claires entraînant la sérénité dans leurs évaluations et démarches.
  • L’ECOLE et les ENSEIGNANTS visant à acquérir des valeurs et des objectifs communs.
  • LA SOCIETE en général : par un apport éducatif, formatif et sportif à la jeunesse. Pour une meilleur société de demain commençons par construire un individu meilleur … ensemble.
  • LA FEDERATION Un contenu élaboré, un enseignement adapté et cohérent, des professeurs formés, des pratiquants performants, une détection optimisée feront de la Fédération un partenaire privilégié, un véritable acteur dans l’éducation.

Savoir partager : une vision nouvelle

Ce concept est une vision qui est dans l’ère du temps. Il répond au besoin vital de restaurer l’éducation, moralisation et l’éthique. C’est une arme opposée à l’incivilité et la violence d’une part et l’exemple de ce qui est possible de faire s’il y a une forte volonté d’innovation et de changement.